L'UE décide de lever l’embargo sur les armes pour la pseudo « opposition syrienne »

Luc Michel (28 mai 2013)

A Bruxelles ce 27 mai, les 27 de l’UE examinaient la question de la levée de l'embargo sur les armes à destination de la pseudo « opposition syrienne ». Mis en place il y a deux ans, l’embargo européen, y compris sur les armes, expirait vendredi prochain. Londres, le cheval de Troie US dans l’UE, a revendiqué le droit d’agir seul pour aider les opposants syriens. Paris a appuyé ce chantage. Les modérés l’ont accepté.


« Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé ce lundi soir de lever l'embargo sur les armes pour les rebelles syriens », a annoncé le ministre britannique William Hague.
« Les ministres ont toutefois maintenu le reste de l'ensemble des sanctions prises depuis deux ans contre le régime de Bachar al-Assad », a précisé M. Hague.


Il a également indiqué que Londres ne prévoyait pas de livrer des armes aux rebelles "dans l'immédiat". "Bien que nous n'ayons pas de plan immédiat pour envoyer des armes en Syrie, elle (la levée de l'embargo) nous donne la flexibilité de le faire à l'avenir si la situation continue à se détériorer", a déclaré encore Hague.


Pratiquement cela signifie que l’UE, bras politique de l’OTAN, après deux années d’hypocrisie, de manipulations et de complots, s’est ouvertement et officiellement engagée dans la guerre civile syrienne aux côtés des gangs djihadistes et pour renverser un gouvernement légal et légitime. C’est une violation de la charte des Nations Unies et des Lois internationales.


Par ailleurs, l’UE, en violation des mêmes lois internationales, mais aussi des conditions du dit embargo occidental, achète depuis des mois aux pseudo « rebelles » du pétrole syrien, volé via les infrastructures turques, à son propriétaire légal, Damas. Où va tout cet argent ? Dans quelles poches ? Telles sont les questions qui devraient être posées.


A Bruxelles les faucons l’ont emporté

Les ministres européens des Affaires étrangères ont peiné toute la journée à Bruxelles à trouver un consensus sur la question sensible de la fourniture d'armes aux rebelles syriens. La réunion, sous la présidence du chef de la diplomatie autrichienne, voyait se confronter les faucons, bons élèves de l’OTAN – Français et Britanniques en pointe, soutenus par les Belges et les Néerlandais, soit le cœur du cheval de Troie atlantiste en Europe -, et les autres, menés par l’Autriche. Dont le ministre Michael Spindelegger, partisan d'un maintien de l'embargo, déplorait devant la presse l’attitude de la Grande-Bretagne et la France, les deux pays les plus favorables à une levée de l'embargo sur les armes pour les forces de l'opposition dite « modérée » au gouvernement de Bachar al-Assad.


L’Autriche, qui a fait comprendre que les armes livrées par l’Europe pourraient bien se retrouver aux mains des djihadistes ». «L’Europe est une communauté de paix, a déclaré le chef de la diplomatie autrichienne, Michael Spindelegger, à son arrivée à la réunion. Envoyer des armes serait contraire à nos principes.»


Cette décision va donc dans le sens de la Grande-Bretagne et de la France, les deux seuls pays de l'UE qui réclamaient depuis plusieurs mois la possibilité de fournir des armes aux forces de l'opposition « modérée » (sic).


La décision a été prise au cours d'une réunion de douze heures, qui a duré bien plus longtemps que prévu en raison des "discussions difficiles" entre ministres, selon des diplomates. Plusieurs pays, dont l'Autriche et la République tchèque, étaient fortement opposés à une levée de l'embargo.


Un mauvais signal de l’UE

Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE, totalement soumise à l’OTAN et aux USA, pauvre petite prostituée diplomatico-politique agissant contre les intérêts véritables de la Grande-Europe, a souligné que la fourniture d'armes était "destinée à la protection des civils" (sic) et "soumise à un certain nombre de conditions, notamment en terme de contrôles sur leurs destinataires, afin qu'elles ne puissent tomber entre les mains de groupes radicaux" (resic). L'UE "réexaminera sa position avant le 1er août", à la lumière notamment des résultats de la conférence Genève-2 initiée par les Etats-Unis et la Russie. Le reste des sanctions, "qui vise des personnalités et des entités du régime", et comprend aussi une série de mesures commerciales et financières, a été prolongé pour une durée de douze mois, a précisé la baronne Ashton.


Alors que le gouvernement de Damas, soutenu par les Russes, a annoncé sa "décision de principe" de participer à la nouvelle conférence de Genève II, l'opposition syrienne, réunie à Istanbul depuis jeudi, apparaissait profondément divisée et ne s'est pas encore prononcée. La décision de l’UE est, une fois de plus, un mauvais signal . La dite « opposition »
avait exhorté l'Union européenne à lever son embargo sur les armes.


L’UE n’est pas l’Europe

Cette fausse « Europe » de Bruxelles et de Strasbourg, prostituée à son maître yankee, soumise aux diktats de Washington, quand ce ne sont pas ceux de Tel-Aviv, via l’OTAN n’est pas la nôtre ! « L’OTAN n’est pas le bouclier de l’UE, c’est son harnais », disait déjà Jean Thiriart en 1964. Rien n’a changé et la sujétion de la soi-disant « défense européenne » à l’OTAN, exposée officiellement depuis le traité de Maastricht est la faute originelle de l’UE. Aujourd’hui, l’UE, petite-Europe croupion, n’est rien de plus que le bras politique de l’OTAN. Et reste plus que jamais la première des colonies yankee. Et les politiciens corrompus de l’UE ne sont que les Kollabos de Washington, les Pétains et les Quislings de l’empire néo-carthaginois américain.

 

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