Répression féroce à El-Ayoun Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 Sahara Occidental, aout 2009 - Les forces d’occupation de Sa Majesté ont encore frappé à El-Ayoun, lundi dernier. Les Marocains n’ont pas apprécié, en effet, la liesse des Sahraouis, exprimée après le retour d’Espagne de la militante de la cause sahraouie, Saltana Khia.




 


Monde : RASD : DES DIZAINES DE BLESSÉS ET D’ARRESTATIONS
Répression féroce à El-Ayoun

Le soir d'Algerie, Jeudi 20 aout 2009


Les forces d’occupation de Sa Majesté ont encore frappé à El-Ayoun, lundi dernier. Les Marocains n’ont pas apprécié, en effet, la liesse des Sahraouis, exprimée après le retour d’Espagne de la militante de la cause sahraouie, Saltana Khia.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Cette dernière, pour rappel, a séjourné en terre ibérique depuis mai 2007 pour des soins, à la suite d’une grave blessure à l’œil droit lors d’une répression sauvage d’une manifestation d’étudiants sahraouis à l’Université de Marrakech. A son retour donc à El-Ayoun, Saltana Khia avait été fêtée comme une véritable héroïne par ses concitoyens. D’abord, à l’aéroport puis au domicile du militant pour les droits de l’homme, Ibrahim Dahan. «Les forces marocaines ont investi la maison, ce qui a provoqué l’intervention et la solidarité de nombreux citoyens», nous révélera ce dernier que nous avons joint hier mercredi au téléphone. «Et comme à leurs habitudes, c’est la répression aveugle qu’elles nous réservent, se soldant par de nombreux blessés ainsi que des arrestations». Notre interlocuteur précisera toutefois que la dizaine de personnes interpellées ont été relâchées dans la soirée du lundi. «En revanche, la police marocaine a multiplié les barrages dans toute la ville d’El-Ayoun mais surtout aux abords de l’aéroport pour empêcher nos concitoyens qui affluaient de toutes les villes de la République, de nous rejoindre». Pour autant, les militants sahraouis ne s’avouent nullement vaincus. Hier mercredi, ils se sont donné rendez-vous dans la ville d’Ouzour, d’où est originaire la militante Saltana Khia, et ce, pour une grande manifestation publique, prévue dans l’après-midi. «Nous nous y dirigeons d’ailleurs», nous ajoutera notre interlocuteur à partir de son téléphone portable tout en avouant la difficulté d’accès au regard de la multitude des barrages de police dressés entre El-Ayoun et Ouzour.
K. A.