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Macédoine, mai 2015 - Les États-Unis soutiennent encore le projet Kosovo même s’il a échoué et n’a fait que rendre la région instable, poussant les Kosovars extrémistes à rejoindre l’EI et à revenir pour déstabiliser la Macédoine voisine (photo, des manifestations à Skopje)






Le Saker francophone, 13 mai 2015



De EI aux extrémistes albanais


Les US pas bégueules avec leurs bâtards*



Les États-Unis soutiennent encore le projet Kosovo même s’il a échoué et n’a fait que rendre la région instable, poussant les Kosovars extrémistes à rejoindre l’EI et à revenir pour déstabiliser la Macédoine voisine, nous dit le journaliste spécialisé dans les affaires internationale Marko Gasic


Des manifestations anti-gouvernementales agitent à nouveau les rues de la capitale de la Macédoine, Skopje. A la suite de la bataille rangée de samedi dernier qu’a subie la ville de Kumanovo, ville très métissée, où 22 personnes ont trouvé la mort dont huit policiers, les manifestants accusent le gouvernement de couvrir le meurtre d’un jeune homme par la police en 2011 et demandent sa destitution après que l’opposition a fait fuiter une série d’enregistrements qui montrent que le gouvernement a menti au public.


Russia Today : L’ambassade américaine à Skopje, ainsi que quelques diplomates européens, critiquent le gouvernement de Macédoine car il ne veut pas remédier aux causes profondes des manifestations dans la capitale. Quelles sont ces causes et qu’est ce que cela dit sur les pressions que subit la Macédoine?

Marko Gasic : Je pense que les causes profondes sont à chercher à Washington plutôt qu’à Skopje, parce qu’une petite lumière rouge s’allume. Chaque fois que j’entends les Américains critiquer un gouvernement et demander que ce dernier fasse quelque chose pour satisfaire de soi-disant revendications légitimes – bien sûr que la corruption est endémique aux Balkans, rien de nouveau sur ce point –, leurs pressions  servent toujours un intérêt personnel et un but précis, comme en Ukraine, comme en Yougoslavie en 1999, et maintenant en Macédoine. Je pense donc que dans ce cas le problème américain est celui du gazoduc russe qui doit passer par la Turquie et rejoindre l’Europe centrale en passant par la Grèce et la Macédoine. Les États-Unis ont créé un cordon sanitaire efficace pour bloquer l’accès de la Russie à ses partenaires économiques européens. Mais ce cordon est fragile à la frontière de la Turquie. Celle-ci ne joue pas le jeu et les Grecs sont dans une position instable. Les États-Unis ont donc besoin d’un plan B. S’ils doivent bloquer la réalisation de ce gazoduc, cela doit se faire en Macédoine.Et quoi de mieux que d’en faire une région si peu sûre que les Russes ou les Européens y réfléchiraient à deux fois avant d’y installer un gazoduc?


RT: Vous pensez donc que les événements actuels sont directement liés à ce pipeline.

MG: Bien sûr, parce que la question est: pourquoi maintenant? Les extrémistes albanais, qui veulent créer la Grande Albanie, ont toujours été un problème pour la région, depuis longtemps, les Américains les ont toujours soutenus, et c’est encore le cas. La question est donc pourquoi ces évènements maintenant? Le problème de la corruption est historique pour la Macédoine et pour la région, mais la nouveauté est le gazoduc Turkish Stream que le président Poutine espère voir remplacer le South Stream qui passait par l’Ukraine. Mais c’est un problème pour les Américains qui préfèreraient que le gaz du Qatar soit envoyé sur l’Europe, ce qui leur permettrait d’interrompre l’approvisionnement en énergie à l’Union européenne selon leur bon vouloir. Les Américains ne veulent pas voir cet outil de pression sur l’Europe éliminé par le gazoduc russe. De même, ils ne veulent pas que la Russie et l’Europe aient un bon niveau de coopération. Alors l’Europe devrait se tourner à l’Ouest vers les États-Unis, pour acheter le gaz américain et celui de ses alliés du Moyen Orient, ce qui donnerait un veto américain de fait sur les relations entre la Russie et l’Union européenne.


RT : On pense que les fusillades de ce week-end ont été perpétrées par un groupe de Kosovars albanais. L’Occident a soutenu cette minorité quand le Kosovo a fait sécession de la Serbie. La soutient-t-elle encore?

MG : Certainement. Les Kosovars albanais servaient déjà de levier américain dans les Balkans puisqu’ils formaient la base du Camp Bondsteel, proche de la Macédoine, la plus grande base militaire depuis le Vietnam. On comprend maintenant pourquoi les Américains ont voulu construire une telle base militaire, proche de la route stratégique qui relie l’Europe au Moyen Orient, via la Méditerranée. Donc oui, les États-Unis soutiennent toujours le projet Kosovar même s’il a déjà échoué et même si cela crée une zone de forte instabilité au Kosovo, provoquée par la corruption endémique, et qui a poussé de nombreux Kosovars extrémistes à rejoindre les rangs de l’EI au Moyen Orient et à revenir maintenant pour déstabiliser la Macédoine proche. En fait, pour l’EI au Moyen-Orient comme pour les Albanais extrémistes dans les Balkans, les États-Unis les soutiennent car ils font ce que veulent les États-Unis et quand ils le veulent. C’est l’heure maintenant pour la Macédoine.


* Le secrétaire d'État de Roosevelt, Sumner Welles, a dit un jour à son président «Somoza est un bâtard!» Roosevelt répliqua: «Oui, mais c'est notre bâtard.»

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